
Une fois n’est pas coutume, cet article est écrit par Mélody Bernardin, graphiste en Dordogne, avec qui j’ai eu le plaisir de travailler. Mélody a réalisé une partie des documents de jeu pour les escape games que j’ai créés pour la bibliothèque Barnave à Saint-Égrève (je ne désespère pas d’arriver à être à jour sur la présentation de mes réalisations sur-mesure et de pouvoir ajouter un lien vers la description de ce projet ^^).
Merci Mélody pour ce partage d’expérience !
Des supports de jeux pour un super escape game !
Contexte
Mon amie Cécilia, Le Lapin Blanc Énigmes, dont je vous parle de temps en temps, réalise des escape games dont une partie sont destinés aux particuliers et sont en vente sur son site (y’a plus qu’à imprimer pour jouer !), et d’autres sont réalisés sur-mesure pour des clients variés : ici, une bibliothèque qui voulait marquer le coup après de gros travaux.
Elle a donc conçu deux jeux, un pour les enfants et un autre pour les ados/adultes, à partir d’un même scénario de base : la découverte, pendant les travaux de la bibliothèque, d’une machine à remonter le temps qu’il va falloir réussir à faire fonctionner !
J’ai donc mis en page une partie des supports de jeux pour permettre à Cécilia de se concentrer sur d’autres tâches, et si ce fût moins facile que je le pensais, c’était quand même super enthousiasmant et je suis vraiment contente qu’on ait pu travailler ensemble sur ce chouette projet. 🥰
Un projet qui me tient à cœur
Vous l’aurez compris : ce projet me tient à cœur : il s’agit de ma première collaboration avec ma copine Cécilia, et ça fait des années qu’on avait envie de bosser ensemble.
Autre raison qui me fait vous parler de ce projet-là plutôt que d’un autre : ça change radicalement des domaines sur lesquels je travaille d’habitude !!
Tout ça faisait que ce projet représentait un sacré challenge pour moi.
Un nouveau défi !
Déjà, travailler pour des amis, des proches, ce n’est pas forcément évident, ça peut créer un malaise (on veut faire plaisir, on n’ose pas dire ceci ou cela…), voire des conflits parfois. C’est un risque qu’on prend disons. Mais avec Cécilia, j’ai surtout apprécié la simplicité que cela apportait, et il y avait d’autant plus de bienveillance et de respect entre nous. Toutes deux sensibles, on s’est dit les choses telles qu’on les ressentait pendant le projet et on a fait de notre mieux pour trouver des solutions et s’ajuster quand c’était nécessaire, et c’était finalement très ouvert et très sain.
Mais en plus, il y avait ici un challenge graphique de ceux qui me stressent le plus car ils mettent à l’épreuve mon manque de compétence en illustration…
Car, n’ayant pas un budget suffisant pour compléter mon travail avec un illustrateur, il a fallu se débrouiller avec des ressources graphiques existantes que j’ai modifiées pour les harmoniser. Et c’était pas évident à faire 😅
Et comme c’était Cécilia et que j’avais moins peur de me montrer vulnérable avec elle qu’avec un autre client que je connaîtrais pas et dont j’aurais peur qu’il me juge incompétente ou autre, je me sentais autorisée à lui dire aussi ce qui m’était compliqué ou inconfortable, et elle était en mesure de l’entendre avec bienveillance. Sachant que quand elle ne fait pas appel à moi ou à un illustrateur, elle fait ses designs elle-même, elle connaît aussi une partie des coulisses de mon travail et donc on pouvait échanger dessus facilement, ce qui simplifie les choses.

Les coulisses… 👀
Un design qui marche est un design qui ne mélange pas tous les styles : il faut qu’une impression globale s’en dégage, que tout semble cohérent et harmonieux.
Or, en faisant une sorte de collage d’éléments qui n’ont pas été faits sur-mesure, il est très difficile de trouver cette harmonie ! Il faut de longues heures de recherches pour trouver des éléments concordants à peu près dans le style (et correspondant au besoin !), et parfois des heures de retouches pour finir de les faire concorder, et coller à la charte graphique du projet.
Oui, c’est sûr, ça semble plus simple de tout faire sur-mesure ! Malheureusement, il manque encore la corde « illustration » à mon arc (et de toute façon, les illustrateurs aussi mettent des heures à créer des univers illustrés !). Mon truc à moi, c’est la mise en page, pas le dessin !
Mais on a relevé le défi 💪😎
Bref, ce n’était donc pas de la tarte surtout qu’on avait des délais assez courts, mais on s’en est sorties et c’était quand-même un très chouette sujet sur lequel travailler, j’espère qu’il y en aura d’autres 🤩
Vous pouvez voir dans l’article une partie des documents créés :
– En haut de l’article : la feuille machine (puisqu’il fallait faire marcher une machine à voyager dans le temps 😉).
– Au milieu de l’article : le livret de jeu ado-adultes.
– Ci-dessous : dans un style plus enfantin, le livret de jeu pour les enfants.

